Cédons à la mode blogosphérique (made in US), voici ma liste des 4…
4 endroits où j’ai habité
- Lyon (rue des Farges puis rue de la favorite)
- Grenoble (alors là, la liste est longue) en famille : rue Ampère, rue Jean macé, rue Ponsard…
- Seul : rue Lachman, rue Genissieu
- en couple : rue Gabriel Péri, rue Pierre Sémard
Marrant ça, je n’ai jamais habité une place, un cours, un boulevard…
4 professions
- Vendeur en porte-à-porte (1 semaine, trop mauvaise expérience)
- Veilleur de nuits (pendant 6 ans, le temps des études)
- Enseignant-formateur vacataire (depuis 1997, à la fac, dans le privé, en BTS, en entreprise, en français, avec des chinois, des chomeurs, des patrons, en informatique, sur Word, Dreamweaver, Photoshop, le design, la typo, l’orthographe, la recherche d’emploi, etc, etc..)
- et euh… j’espère un jour, webdesigner en freelance
4 endroits où j’aime(rais) allé
- le pays basque
- la réunion
- la chine
- le vide intersidéral
4 livres ou films ou &œlig;uvres artistiques dont je ne pourrais me séparer
- Un bon bouquin de SF (Dune, Hyperion, la Culture, Fondation, Philip K. Dick, Roland C. Wagner, Arthur C. Clarke, Frederick Brown, etc.)
- Un tableau de Van Gogh ou de la période des Maniéristes (si j’étais riche…)
- Une bonne série US (Oz, Boomtown, the Tick, HarshRealm et plein d’autres encore…)
- L’album de Cee-Lo “Cee-Lo is Green”
Mes 4 plats préférés
- Ris-de-veau
- Une bonne bouteille de Bourgogne (Nadeau-Ferrand) ou Beaujolais (Moulin-à-Vent)
- Une Heineken le soir en rentrant du boulot
- Une double tartine de Nutella (à toute heure du jour et de la nuit)
Iain M. BANKS est un auteur pénible.
Non pas à cause de la densité de chacun de ses opus (rebondissements, conspirations, personnages en-veux-tu en-voilà)…
Non pas à cause de la critique d’une société qui pourrait plaire à beaucoup d’entre nous (anarchiste, autosuffisante, hédoniste, libertaire au possible).
Non, Ian M. Banks est pénible car pour un peu il vous dégouterait d’écrire de la SF.
Dans l’histoire de la SF, il y a eu
Fondation d’Arthur C. Clarke, il y a eu
Dune de Frank Herbert, le Retz dans
Hypérion/Endymion (Dan Simmons)…
A la limite, dans la série des Grands Univers que j’ai lu, j’ajouterai la
Grande A’Tuin du Disque Monde (Terry Pratchett)…
Et l’Instrumentalité de Cordwainer Smith
A chaque fois, le nombre d’étoiles colonisées par l’homme augmente. Les moyens de se rendre d’une étoile à l’autre, d’une constellation à celle d’à côté, ou d’ici à Andromède (pour faire proche) semblent de plus en plus technique et simple à la fois (les portails distrans, la Guilde des Navigateurs).
Les aliens sont de plus en loufoques, le nombre de tentacules augmente à chaque décennie…
Et avec lui l’enjeu des batailles intersidérales !
Alors, en modeste écrivaillon débutant (ou cherchant à débuter) dans la SF, on cherche aussi à faire mieux. Plus. Plus grand, plus démesuré, avec plus de flingues au laser, de robots trop puissants, de planètes insoupçonnées et des complots si tordus que Machiavel en passerait pour un caïd-de-cours-de-maternelle.
Mais là, à la découverte de la
Culture, on abandonne. On baisse les bras, le rideau. On coupe le courant et on se refugie au milieu du Népal pour réfléchir à la vanité et toutes ces conneries…
Mieux que les drones ? Les Mentaux ? Les Orbitales ? Les VSG ?
Mieux que Circonstances Spéciales ?
…
Je cherche (et si vous vous demandez ce que veulent dire ces termes, ruez-vous sur
l’Usage des Armes,
Une forme de Guerre,
l’Homme des Jeux ou
Excession)
…
Peut-être, pris un à un, un spécialiste de la SF (ce que je ne suis pas) trouverait un ouvrage susceptible de relever le défi : oui je connais un robot meilleur que le pire drone intelligent-conscient de CS.
Oui je connais des vaisseaux qui renvoient les VSG comme
Service Couchettes au rayon des trotinettes.
Oui des complots, il y en a plein dans la SF !
Mais tout ça en même temps, en 600 pages, avec l’humour, l’amour, les explications, les passions, les trahisons, les batailles rangées et tout le reste, non. Moi je connais pas !
Et quand je pense que j’essaye de faire pareil, c’est là que l’envie de tout abandonner me saisit, ainsi que celle d’étrangler Ian M. Banks.
Voilà pourquoi il est pénible.
Une interview du coupable
ici
Les lecteurs de Neal Stephenson auront reconnu cette scène issue de l’Age de Diamant, connu aussi sous le nom romantique de Manuel Illustré d’Education pour les Jeunes Filles.
La jeune Nell est hébergée par l’agent Moore, vieux guerrier revêtu d’une armure de combat hi-tech. Dans son jardin, au crépuscule, elle accomplit le rituel du tea time.
J’ai commencé à dessiner l’agent Moore et sa fameuse armure.

Mais je voulais quelque chose de moins compliqué ; l’ensemble devait donner l’impression de sérénité, et les détails du casque étaient trop nombreux : ils auraient trop accaparé le regard. Alors j’ai choisi un autre modèle.

Seulement ce modèle, tout aussi compliqué, ne me plaisait pas : les soufflets abdominaux n’étaient pas convaincants pour une armure hi-tech. Surtout, dans l’une comme dans l’autre, on ne voyait pas le visage de l’agent Moore, et on ne pouvait deviner son grand âge. Ses rides devaient apporter de la sérénité là aussi.
Alors j’en dessiné une autre, plus convaincante, et j’ai commencé à poser la situation : le banc, la jeune Nell, le service à thé et le rapport entre les 2 personnages.
Une première esquisse.

Puis une deuxième.

L’ensemble est pas trop mal (
). Il reste encore des erreurs (cuisse de l’agent Moore, bras de Nell - trop long). Et tout le décor à placer.
Easy…
Enfin, la question à cent balles : comment-qu’y-va faire pour boire son thé, l’agent Moore ???
En l’an de grâce 2154, le VHMS Fremantle se posa près du Cratère de Huyghens.
Hormis le déploiement de matériels militaires et miniers, la mission du Fremantle était de convoyer sur Mars la première équipe d’exarchéos.
En avant-première, nous vous transmettons les premières images des reliques trouvées par l’équipe du professeur Abramovicz.
Cet article est également accessible sur la page Maquettes.