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Vous vous trouvez dans les archives du mot-clé réforme.

Je mets ici à disposition les ressources exploitées pour le cours de Culture générale et Expression portant sur le thème “Faire voir : quoi ? Comment ? Pour quoi ?“.

Cette liste se complètera au fur et à mesure ; merci de venir régulièrement.

Avec le mouvement étudiant actuel, les journaux, les jeunes et un peu tout le monde nous ressortent les clichés soixantehuitards et l’appel à la Révolution.

Pour info, je tiens à rappeler qu’une révolution est le mouvement d’un corps qui revient à sa place après avoir tourné autour d’un axe. Autrement dit, une Révolution n’apporte aucun changement.

Depuis 1995 et le troisième tour social d’Arlette Laguillier, on nous promet un grand bouleversement populaire qui viendra résorber la fracture sociale, redonner le pouvoir au peuple et déboulonner les dinosaures du Parlement et compagnie.

Et depuis, chaque année ou presque, les étudiants manifestent contre la promulgation d’une loi visant à réformer le parcours universitaire ou l’accès à l’emploi (lois Millon, Fillon, réforme des IUT, le fameux “Enlèves ton CIP, Balladur”, sans parler des réformes de l’Education avec Allègre).

A propos de ses manifestations, on nous parle du désir légitime d’une jeunesse qui a besoin de s’opposer pour se sentir exister, de cette volonté de tuer le père, de refaire le monde, de montrer sa maturité politique et son indépendance d’esprit à l’écart des grands courants de pensées et des organes politiques dominants, tout en brandissant l’effigie du Che, des drapeaux rouge ou noir, ou d’autres icones de l’extreme-gauche.

Certains rigoleront à gorge déployée en montrant la main-mise des syndicats et des partis(UNEF, CGT, PC, PS, etc.) sur les mouvements étudiants, constatant simplement l’omniprésence de certains leaders syndicaux au sein des médias (Bruno Julliard), les méthodes de gestion des manifestations (appel aux SO des grandes centrales), l’encadrement des revendications (par l’élection ‘démocratique’ des porte-paroles, représentants et autres délégués) et la rhétorique des slogans, le tout à quelques mois des élections syndicales, législatives et présidentielles, et dans un contexte de guerre larvée entre, dans l’ordre comme dans le désordre, Villepin, Sarko, le couple Hollande-Royal et Fabius.

D’autres, plus en recul, analyseront le texte de loi générateur de tous ces désordres : on lira pour cela l’excellent article de maitre Eolas sur le CPE pour se faire une idée de l’absurdité des mouvements actuels. [Je prends bien garde depuis cette lecture à ne pas parler de grève]. Lecture que l’on complètera par celle de son second billet consacré au CPE.

Pour résumer, et rebondir, si j’ai bien tout compris (car je n’ai fait qu’une année de Droit - et tout le reste de travers comme disait Coluche) : le CPE est plus protecteur qu’un CDD ou CDI, et en plus il coûte plus cher en frais de licenciement pour l’employeur.

Et nous, avec Maître Eolas, de nous demander pourquoi alors on manifeste dans la rue ?

[EDIT]Le Conseil Constitutionnel ayant validé le texte, et les syndicats refutant la lecture strictement juridique de la loi, nous ne devrions pas nous att&ælig;rder sur cet argument.[/EDIT]

Le CPE est symptomatique d’une crainte de la précarité pour une génération qui ne connait du monde du travail que les chiffres du chomage rabachés par les médias, des parents inquiets et des profs sadiques.

Est-ce que le fait de retirer le CPE va-t-il faire baisser cette précarité (mot qui ne peut être traduit dans d’autres langues) ?

Bien sûr que non.

Maintenir le CPE va-t-il améliorer la croissance et la productivité nationale ? On risque de ne jamais le savoir tant le conservatisme du corps étudiant syndiqué empêche toute réforme en profondeur. Encore une réforme qui, même si elle va passer, se retrouvera édulcorée par les amendements, les décrets d’applications, la mauvaise volonté des uns et des autres et disparaîtra lors de la prochaine législature.

Néanmoins, peut-on retenir quelque chose de positif de cette fronde ?

Que la jeunesse en a marre (c’est générationnel), plus que marre (c’est conjoncturel) et que l’union sacrée qui semble se dessiner entre les coordinations lycéennes, étudiantes et les fédérations syndicales peut mener assez loin dans la révolte. Révolte entamée déjà à l’automne, avec une autre couche de la jeunesse (des ‘banlieues’ cette fois-ci).
Rajoutez à cela le comportement limite autoritaire du gouvernement en place et nous voilà avec des facteurs dangereux.

Il manque cependant certains facteurs pour qu’un vrai changement se dessine.

Les blocages étudiants ne pénalisent qu’eux ; ce qui fait qu’ils génèrent eux-mêmes leur propre précarité. C’est d’un bête ! Quand on atteindra une grève collective et nationale, tout corps de métier cofondu, là ça sera le gros bazar qui méritera son entrée dans l’Histoire.

Surtout, ce qui manque, c’est un programme. Car qu’ont les révoltés du jour à promettre pour les lendemains de la grève ? Einh ? Le nouveau modèle socio-économique dont tout le monde parle ? Un embrouillamini fait de socio-libéralisme coopératif teinté de développement durable antimatérialiste ? Une nouvelle éthique partagée par le plus grand nombre ? Un nouveau paradigme dans le rapport homme/société ? Des textes philosophiques ? Des engagements politiques ? Macroéconomiques ? Un courant de pensée transversal et fondateur ?

Non. Rien de tout ça. Mais si les prémisses se dessinent deci delà (écologie, éthique, macroéconomie, forum social, solidarité, développement durable, engagement associatif, prise de consicence politique, consumériste, sociale, etc..) le grand courant de pensée novateur et pragmatique n’est pas là. Et c’est bien dommage.

Panorama sur la Presse

6 novembre 2005

PDF

En vue d’un cours de Français (nouvelle mouture), j’ai réalisé un exposé sur la Presse française. Avec un PDF synthétisant les fiches docpresse de l’école supérieure de journalisme et le flashmovie du Monde, plus quelques explications et perspectives, une revue de presse avec les journaux de la semaine, voilà de quoi faire une bonne séance !

Francis Klakocer(@ac-strasbourg.fr), Professeur agrégé des lettres, membre du groupe académique TICE suit de près la Réforme du Français. A ce titre, il a déjà participé à plusieurs documents : le Préambule [voir aussi au format .doc ici], et tout récemment un interview d’Anne Armand, Inspectrice Générale de lettres en charge de la Réforme, publié sur la liste de diffusion de BTS-Lettres. Il en ressort les points suivants :
  1. Les BTS spécifiques (Audiovisuel, Imagerie médicale) disposeront encore de leurs épreuves particulières. Pour tous les autres, l’Epreuve Unique s’impose.. Elle n’est pas donc pas si unique que ça…
  2. L’évaluation du Français à l’Oral dépend du référentiel de chaque BTS : elle n’a donc plus d’obligatoire comme on pouvait le croire au début de la Réforme.
  3. Le Contrôle en Cours de Formation ne se fera que “dans les CFA et dans certains GRETA habilités”. Les autres continueront de plancher fin Mai.
  4. La synthèse va être allégée : moins de textes, plus facile. La conclusion perso va sauter (?) et sera remplacée par un commentaire personnel (plus long). Mais ça reste à voir…
  5. Courant 2005-2006 auront lieu des formations de formateurs pour mettre en place une Charte : des attentes clairement définies à propos de la synthèse (il était temps), des méthodologies propres aux 2 exercices (voir au-dessus) et des exemples (voir en-dessous). Qui sera convié ? Comment l’information va parvenir aux formateurs du privé (hors-contrat) dont je suis ? Einh ?
  6. Des annales zéro en sortiront vers 2006.

La Réforme de la Formation va obliger les Centres de Formation à adopter de nouvelles pratiques, dont la principale est la modularisation de l’offre aux apprenants. Par contre, en catimini se profile une nouvelle pratique, plus sournoise mais toute aussi vitale, et symptomatique de la Réforme. Il s’agit du Nouveau Lexique de la Formation. En effet, tout un vocabulaire est apparu qui rend obsolète des termes utilisés depuis des décennies. Faire moderne à tout prix ? Développer un lexique propre à la profession ? Optimiser la terminologie et la transmission du sens ? Voici un bref aperçu de ce lexique :
On ne dit plus… Mais plutôt : Pourquoi ? Pourquoi pas ?
Il existe bien entendu d’autres exemples, et ce tableau, nourrit de beaucoup d’interprétations, ne demande qu’à être complété, alors n’hésitez pas à poster vos commentaires et à citer les termes que vous utilisez et ou avez entendu chez les collègues.