Je viens de participer à des jurys d’attribution du titre pro (niveau IV) d’Infographiste-Metteur en Page (IMEP). Ce titre repose sur 3 activités :
- Traitement des images numériques
- Mise en page print
- Mise en page Web
L’épreuve finale était constituée d’un écrit de 4 heures et d’un oral (1 heure). En fait d’épreuve écrite, il s’agissait de réaliser une affiche “dépouillée” pour un théâtre “contemporain” (les guillements viennent de l’énoncé). Il fallait réaliser le travail sur un format A4, en quadrichromie et rédiger le BAT. Les outils à disposition sont Photoshop, Illustrator et Quark XPress ou InDesign.
L’oral permettait de revenir sur l’épreuve “écrite”, sur un dossier pro constitué de cas d’école ou effectués en stage et sur un book perso.
Globalement, sans juger de la formation, l’orientation du titre, par son référentiel, son épreuve finale et les désirs des candidats est nettement orientée vers le print. Ce qui fait que je suis quand même un peu resté sur ma fin. Et m’a fait prendre en compte certaines différences entre les 2 activités.
- A cause du vocabulaire, et du terme “Mise en page”, on croit que la logique de travail est la même pour le papier et l’écran. Or le terme “Page” est associé au papier, et n’est peut-être pas adapté à l’écran. Je ne tourne pas la page, je clique ; je n’ai pas d’ascenseur dans un livre, et pour finir je ne suis plus dans une lecture linéaire comme sur le papier. On n’est plus dans le texte, mais dans l’hypertexte : je peux aller n’importe où en cliquant, et les conditions de lecture, les habitudes de consultaion et d’accès à l’information s’en trouvent modifier. Je lis toujours de gauche à droite, et de haut en bas, mais l’espace rempli par l’info se voit occuper par du texte, certes, mais aussi des images, parfois des pubs, et surtout des menus. Cette multitude sémantique change la donne. Il faut la prendre en compte. Il faudrait préférer d’autres termes, comme page-écran, par exemple.
- A cause des impondérables de l’informatique, comme la résolution de l’écran, le type de plateforme ou de navigateur, il faut abandonner l’idée qu’on travaille sur un média figé comme la feuille de papier. Notre site doit s’adapter au média, et non l’inverse : pas de massicotage, de foliotage, de pliage ni de piqure.
- Si j’abandonne le format de la page, je dois abandonner aussi tous les éléments relatifs à ce type document : le rapport racine de 2 qu’on trouve dans le format A4 (29,7/21=racine de 2) ; et donc toutes les grilles de design héritées de cette proportion.
- De même, il ne faut plus penser en points comme unité de mesure mais préférer des pixels, ou mieux, les mots-clés CSS medium, large, etc..
Ainsi, les candidats que j’ai vus, très bon dans leur domaine, ne sont pas des webdesigners. Infographistes exécutants les consignes du Directeur Artistique, faisant preuve pour certains de beaucoup de créativité et d’une palette de registres graphiques assez étendus, ils restent néanmoins cantonnés au monde du Print, et ignorent tout de l’approche particulière qui est réclamée pour travailler sur le Web.
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Suite au mail envoyé par un correspondant de la liste bts @ weblettres.net qui concernait les corrections, j’ai rédigé le courrier suivant.
Les corrections sont encadrées de la manière suivante : à chacun est remis un document sur lequel on peut lire :
- l’introduction doit comporter trois éléments essentiels :
- la présentation du thème commun aux documents proposés ;
- la présentation des documents et leur caractérisation rapide (leur typologie)
- la formulation d’une problématique débouchant sur l’annonce d’un plan.
- le développement exige :
- le respect des documents (compréhension, objectivité, fidélité) :
- tous les documents doivent être exploités, ce qui n’implique pas un traitement égal pour tous ;
- tout contresens ou omission grave doit être sanctionné ;
- la simple paraphrase et/ou le montage de citations seront également sanctionés ;
- les commentaires et appréciations personnels sont exclus ;
- une construction :
- la synthèse dans son ensemble et dans chacune de ses parties doit être construite sur une progression d’idées ;
- cela exclut le simple catalogue d’idées ;
- on sera sensible à la pertinence du plan adopté et à la mise en évidence des articulations logiques ;
- la confrontation des documents :
- elle implique la circulation d’un document à l’autre à chaque étape de la progression ;
- elle exclut la juxtaposition de résumés ou analyses limités chacun à un seul docuement ;
- un effort de concision sans lequel il ne saurait y avoir de synthèse (5 pages maximum).
- la conclusion “élaborer une conclusion personnelle, comme l’exige la reglementation officielle de l’épreuve ne dispense pas d’établir, au préalable un bilan de synthèse”. On attend donc des candidats dans la conclusion :
- d’une part un bilan objectif en quelques lignes ;
- d’autre part l’expression en une quinzaine de lignes d’une opinion personnelle.
- la rédaction
- on exigera des candidats des qualités de rédaction : clarté de l’expression, correction de la langue, propriété et précision du vocabulaire, maîtrise de l’orthographe. On pénalisera une rédaction négligée (phrases inachevées, style télégraphique ou trop familier, une écriture illisible) ;
- les références au texte sont indispensables ; elles doivent être rédigées et non pas pas présentées, du moins systématiquement, entre parenthèses ou en faisant référence à un simple numéro de document.
- les citations aboutissant au simple découpage et remontage des textes seront pénalisées. Toutefois on admettra la citation des expressions sans équivalent ou particulièrement significatives.
- On sera attentif à l’effort de reformulation.
Propositions de
barême : On se fondera sur ces critères pour noter les copies, dans un souci d’équilibre entre les grands chapitres ainsi répertoriés. A titre indicatif, et afin d’harmoniser les pratiques de notation, nous proposons de répartir les points comme suit :
- introduction …/3 points
- développement
- synthèse effective (ou au moins parties significatives) …/13 points
- synthèse avec tendance au catalogue ou inventaire ou commentaire …/8 points
- absence de synthèse mais catalogue ou inventaire ou commentaire …/2 points
- insuffisance de référencex aux textes …pénaliser de 1 à 4 points
- erreur(s) d’interprétaion, oubli(s) important(s) …pénaliser de 1 à 10 points
- qualité de l’analyse et de la construction …valoriser de 1 à 3 points
- conclusion
- objective …/1 point
- personnelle …/3 points
Présentation, orthographe, expression écrite plus ou moins déficientes, longueur excessive …pénaliser de 1 à 4 points.
Ainsi se termine le document.
Souvent, un ou plusieurs collègues apportent des propositions de correction pour la synthèse. Mais l’accueil -très- critique des collègues rend ses initiatives hasardeuses… et les instigateurs de plus en plus frileux ! Néanmoins l’ambiance est assez bon enfant, même si certains abusent de la lecture des “perles” !Comme en général se sont de vieux routiers qui participent à ces jurys, il n’y a pas de débat d’interprétaiton sur le document ci-dessus. Sauf en ce qui concerne les fautes d’orthographe, où l’on propose de garder le barême BAC : 1 à 15 fautes -1 point, 16 à 25 -2 pts, 25 et plus -3pts… Le débat fait rage parce qu’en appliquant ce barême, on indique que les candidats n’ont pas de progrès en orthographe depuis le bac, et qu’on devrait les sanctionner pour ça plus lourdement.
Ensuite, et c’est mon interprétation de ce à quoi j’ai déjà assisté, j’ai l’impression que chacun note en son âme et conscience, parfois à l’emporte-pièce, parfois avec un zêle qui met tout le monde en retard.
Chacun note en fonction de ses critères personnels, de ses pratiques de cours, et par ces différentes approches, on se retrouve avec des copies dont la note fait le grand écart ! Certains vont valoriser la confrontation des docs, d’autres vont être attentifs à la construction du plan (certains vont pénaliser les plans en 2 parties, et récompenser ceux en 3) ; j’en ai vu un qui mettait 18 à une copie de 8 pages, parce qu’il y avait tout, d’autres qui mettent 2 quand c’est illisible, etc, etc..
Bref, la correction des copies est un univers particulièrement flou, où il est difficile de trouver une correspondance avec son propre enseignement (il est difficle de comprendre, et surtout d’accepter, pour les étufiants, une telle relativité dans la correction) et difficile aussi de conserver une vraie justice entre toutes les copies.
Pour améliorer l’ensemble, parfois, on pratique la double correction : systématiquement ou quand la note est inférieure à 8. Mais dans ce dernier cas, je trouve que si le collègue a mis 8, c’est que la copie était mauvaise. J’aurais préféré un double correction pour les copies entre 8 et 12 par exemple, mais ça ferait encore débat…
Suite aux résultats du BTS, voici maintenant les moyennes par matière.
Eco-Droit : 8,03 (10,06)
Français : 8,67 (9,04)
Anglais écrit : 8,72 (9,46)- oral : 10 (9,80)
Allemand écrit : 12,67 - oral : 15
Espagnol écrit : 11,58 - oral : 13,86
Italien écrit : 10,78 - oral : 10,69
ABI : 12,33 (12,66)
CPAP : 12,46 (12,5)
Etude de Cas : 11,10 (10,07)
Il est à noter que les moyennes sont inférieures à l’année précédente (chiffres entre parenthèses), mais que pourtant le nombre d’admis a augmenté.
Il a donc été plus facile d’obtenir son BTS en 2005 qu’en 2004.
Nous verrons comment cela a pu se réaliser, notamment au moment des délibérations.
Dans l’Académie de Grenoble uniquement !
Il y avait 1007 inscrits.
924 candidats ont participé à au moins une épreuve.
575 candidats ont été admis d’office avec une moyenne supérieure ou égale à 10.
98 candidats ont été repêchés par le Jury.
Ainsi, le BTS AG PME-PMI 2005 (Académie de Grenoble) a été attribué à 673 candidats, soit un taux de réussite de 72,83%.
(Contre 72,41% en 2004).
Félicitations à Valérie B., Aurélie H., Lionel M., Marjorie S., Audrey A., Julie A., Catherine B., Sourad B., Marlène B., Anaïs B., Anissa B., Marlène C., Valérie D., Tatiana G., Amel H., Aurélie N., Sabrina T., Nacéra B., Cécile D., Gabrielle D., Soraya G., Anne G., Najah H., Karine M., Chistine M., Myriam M. et Audrey O.
J’ai participé pour la première fois aujourd’hui à des délibérations de jury pour le BTS AG PME-PMI.
Après avoir fait l’appel, l’Inspecteur, Président du Jury, a annoncé les moyennes, en se référant à chaque fois à l’un des membres du Jury, coordinateur de l’épreuve dans sa matière. Les difficultés de tel ou tel sujet (en économie ou en français) ainsi que des problèmes d’organisation ont été abordées (essentiellement pour les oraux des LV1 allemand-italien-espagnol où la composition du jury -un membre- ne permettait pas d’interroger les étudiants dans les meilleures conditions : pas assez de temps pour les textes, présence de ses étudiants dans les candidats, nombre de candidats à évaluer dans la journée, etc.), et des demandes de modifications pour les années suivantes sont ainsi remontées.
La Réforme du Français a été annoncée.
Puis, dans un deuxième temps, l’IPR a annoncé les résultats : combien de participants, de candidats au-dessus de 10. Ensuite, il a été proposé d’accorder le BTS automatiquement à tous les candidats dont la moyenne se trouvaient supérieure ou égale à un certain seuil (9,xx). Cette proposition a été voté quasi unanimement.
Une deuxième proposition, allant dans le même sens mais avec un seuil plus bas, a été proposée et votée (20 pour sur 32 participants).
Et puis voilà.
Et quid des livrets scolaires.
Je dois dire qu’on s’est fait un peu feinté. J’ai voté les deux résolutions en me disant : après ça, les discussions des cas litigieux. Mais j’aurais aimé être prévenu que dans ce cas il n’y aurait pas examen des livrets. Et c’est bien dommage, car comme l’a dit une collègue : “On se demande pourquoi on est venu”.
Bref.
Après une heure et demie d’attente et de résolution de problèmes d’impression (!), l’IPR et son assistante ont distribué les résultats par centre, et là, ça a été la ruée vers les téléphones et le portail, où attendaient déjà beaucoup d’étudiantes.
Encore une fois, toutes nos félicitations aux nouveaux Assistants et nouvelles Assistantes de Gestion.