juillet 2008
L Ma Me J V S D
« juin    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Vous vous trouvez dans les archives du mot-clé francais.

Comment provoquer une impasse sur le programme des révisions ?

En publiant à l’avance les thèmes du BTS pour l’an prochain.

Ainsi, comme l’an passé, l’EducNat diffuse sur son Bulletin Officiel les 2 thèmes de l’an prochain :  on apprend ainsi que “Faire voir” sera encore parmi nous à la rentrée. On met en route la boite à neurones et on devine, sans être grand clerc, qu’il y a une probabilité fortement non nulle pour que “Risque et progrès” soit le thème pour l’examen de cette année.

Bien sûr, on prendra nos précautions au niveau des révisions. Une fuite, un incident technique peut provoquer l’apparition du sujet de remplacement, à savoir -pourquoi pas?- l’autre thème.

Bref, je connais un wagon entier d’étudiants qui fera l’impasse sur l’un des deux thèmes au moment des révisions.

On pourrait pester contre l’EducNat qui publie trop tôt l’ancien et le nouveau thème, mais au contraire, on se félicitera d’avoir plus de temps pour préparer les séances, lire les documents, et établir une stratégie de promotion du nouveau thème auprès des futurs étudiants de 2ème année.

Car en effet, le deuxième thème, à défaut de générer l’impasse que l’on sait, est intitulé : le détour.

Voilà.

Le détour.

Immédiatement, il me revient en mémoire un dessin lu dans un Hara-Kiri du bon vieux temps, où l’on voyait, en plein milieu d’un désert, un gigantesque étron (vous chercherez la définition) avec des traces de pas qui le contournent, et, planté en son coeur, un panneau avec la mention : “Cette merde valait bien le détour”.

Loin de moi l’idée que ce thème se résume à ce terme, mais je frémis d’avance à l’idée de la motivation que ce sujet va susciter chez les étudiants, et comment il va falloir ramer pour les intéresser.

Car j’entends déjà les commentaires surgir à la lecture de la problématique :

_ “À l’heure des autoroutes, des TGV, des GPS, et d’internet, le détour est vécu comme une perte de temps insupportable. Aller droit au but semble être une règle, une norme admise par tous. Pourtant, le détour est une modalité du voyage, de l’action, du raisonnement, du discours. Le détour, même au risque des pertes qu’il peut engendrer, apprend et enrichit. Il peut être un art de vivre.”

_ “Mais M’sieur, nous, on est en alternance, en entreprise, on a une vie privée à côté, en plus faut faire le soir le boulot à la maison, et parfois celui de l’entreprise. On a pas le temps de faire des détours”

_ “Mais M’sieur, nous on en a déjà fait plein des détours, à la fac qui mène à rien ou dans des jobs pourris. On a plus de temps à perdre aujourd’hui…”

_ “Mais M’sieur, nous on a que 18 mois pour préparer le BTS : y faut qu’on aille droit au but, sans détour. C’est notre dernière chance. C’est quoi ce sujet de retraité”

_ “Ouais, sujet de fonctionnaire plutôt !!!”

_ “Mais, M’sieur, les gars qui font ces sujets, y savent ce qu’on fait nous, dans la vraie vie ? Y croient qu’à vingt ans, on peut avoir le recul, le temps même de faire un détour, de nous poser pour regarder à quelle vitesse tourne le monde ?”

_ “Ouoh M’sieur, avec Droit au but, ça veut dire qu’on va mater des matches de l’O.M. ?”

_ “Que nenni, on va étudier Homère, Kerouac, Platon, Montesquieu et Rousseau. On va relire Phèdre et La Fontaine. On découvrira Barthes, Deleuze et Caillois (que je connais par coeur parce que chaque année, dans tous les thèmes ou presque, on les retrouve…)”

Et puis, fin du fin, sommet de l’inexplicable, le paragraphe dédié au raisonnement :

_ “Notre société retient le plus souvent la phrase et l’image choc, la synthèse, le résumé, la conclusion qui laisse dans l’ombre le cheminement intellectuel. Pourtant la recherche scientifique, la démarche pédagogique, la réflexion philosophique se fondent toujours sur les détours du raisonnement par essais et corrections, associations, analogies, tâtonnements, explorations, laissant place à l’errance et à l’erreur.”

_ “…mais, …c’est pas ne synthèse qu’on doit faire ?”

_ “…”

_ “…et y sont pas en train de dire qu’y faut pas, que c’est pas bien ?”

_ “Si.”

_ “Vous nous aviez pas expliqué que la synthèse, c’est un document maxi de 3 pages, qui doit viser l’efficacité, sans détour, que ce doit être fluide et concis ?”

_ “Ben si”

_ “…et là, en plus, y disent qu’on a le droit de faire des erreurs, j’ai bien lu ?”

_ “…effectivement, bonne analyse : le thème finalement nous autorise à divaguer sur 10 pages, sur 20 pages, sur 50 ou mille même si on en envie, pour raconter à peu près n’importe quoi. Oubliez la méthodologie, la rigueur de la construction, l’objectivité et l’esprit synthétique, oubliez tout, tout ce qu’on a vu en 1ère année, oubliez-moi même, je change de boulot !”

Je mets ici à disposition les ressources exploitées pour le cours de Culture générale et Expression portant sur le thème “Faire voir : quoi ? Comment ? Pour quoi ?“.

Cette liste se complètera au fur et à mesure ; merci de venir régulièrement.

Faire voir la peur | Le Blog de CultureCo

J’ai rédigé un petit article sur le blog de CultureCo, suite au jugement et à la condamnation de Paris-Match pour légende diffamante. Intéressant à regarder par rapport au thème de français Faire voir .

J’ai ouvert sur CultureCo un blog dédié à l’accompagnement de la nouvelle épreuve unique de Culture générale et expression (anciennement Epreuve de Français). Des fiches techniques, des exercices, des ressources bibliographiques, des conseil et de la méthode agrémentés des commentaires des membres du forum (et autres visiteurs).

Panorama sur la Presse

6 novembre 2005

PDF

En vue d’un cours de Français (nouvelle mouture), j’ai réalisé un exposé sur la Presse française. Avec un PDF synthétisant les fiches docpresse de l’école supérieure de journalisme et le flashmovie du Monde, plus quelques explications et perspectives, une revue de presse avec les journaux de la semaine, voilà de quoi faire une bonne séance !