- du 11 septembre par le bouquet satellite ;
- de Londres/Madrid par un portail d’info sur le web ;
- de Bombay par Twitter.
Raisonnons par l’absurde, et retournons le syllogisme : si on évite la surenchère dans l’instantanéité des médias, est-ce qu’on évite les attentats ?

Évitera-t-on les attentats si les médias cessent de faire de l’instantané ? Cette question est l’un des fondement de la vie des médias, au cœur de leur existence… surtout les médias « froids » comme la TV ou Internet . Mais ce n’est pas parce qu’il n’y avait pas de médias à transmission immédiate que les guerres étaient moins nombreuses, les attentats moins spectaculaires… Voire Sarajévo en 1914 ou Marseille (assassinat du Président Sadi Carnot)…
Cependant, ne plus diffuser d’images en direct et immédiatement (impossible aujourd’hui) pourrait-il ralentir les attentats… or, très justement, n’est-ce pas là aussi l’un des buts recherché par les terroristes que les médias parlent d’eux, montrent les résultats de leurs « luttes » ?.
Les journalistes (aujourd’hui les Internautes) portent une forme de responsabilité morale forte dans la perpétuation (??) des attentats puisqu’ils font indirectement l’apologie (par la diffusion) de ces attentats et ils sont utilisés pour ne pas dire manipulés comme « porte paroles involontaires » des terroristes, même s’ils ne sont pas d’accord.
Parler de moi, faire parler de moi… en bien ou en mal, mais faire parler de moi… tel est l’un des objectifs des terroristes. En ça, internet fait partie des outils dangereux pour la diffusion de la violence (plus ou moins gratuite ou en tout cas politique, sans les avertissements nécessaires, sans les analyses et mises en gardes utiles que la presse devrait savoir mettre en œuvre).
Ne pas en parler ou trop en parler, à mon sens, revient finalement à la même chose… il faut en parler, parce que cela ne sert à rien de se cacher les évènements, mais il faut aussi apprendre aux gens à conserver la tête froide, savoir prendre du recul, bref les informer c’est aussi les former à travers une morale et une éthique. mais moi, je suis un vieux schnock…
Et la récente guerre à Gaza sur YouTube.
Il est clair que les outils Web 2.0 sont devenus des sources d’information instantanée. Avec plusieurs limites, dans le cas de la guerre à Gaza, ce sont plus les protagonistes qui ont cherché à contrôler l’information en inondant les médias sociaux que vraiment le quidam. Le métier de journaliste devrait reprendre sa justification mais devient de plus en plus censuré, soit directement soir indirectement. In fine, l’émotion de l’instantané prend le pas sur la profondeur de l’analyse, pas sûr que ce soit l’idéal pour la gestion de ces crises.
Hummm…
Merci à vous 2 pour vos commentaires. Le métier de journaliste est à une frontière (comme celui de terroriste, dans un certain sens), entre nouveaux outils, nouvelles pratiques, intervention de nouveaux acteurs, etc..
Ils doivent aussi bien évoluer que nous, lecteurs, producteurs de contenu informationnel (plus ou moins subjectif) et citoyens.
Etonnant comme ce sujet peut renvoyer à l’identité numérique (quelle est celle des terroristes sur le web?) et à la nécessité d’un apprentissage de la culture informationnelle, sujets traités par ailleurs.
En quelque sorte, la célèbre formule « Je pense donc je suis » retrouve donc une traduction très littérale sur le web… « Je pense (puisque je publie) donc je suis »