Vers la fin du mythe ?

Avec les blogs, on a vu apparaître une foultitude de gens biens, dont le réseau généré se nomme blogosphère, et les hiérarques sont baptisés barons. Soit. On savait qu’Internet n’était pas LE modèle égalitaire dont tout le monde révait.

Avec les blogs, on a aussi vu apparaître, via les commentaires, la foule des anonymes, réagissant aux dires des premiers. C’est ce que l’on nomme le User Generated Content.

Et donc, forcément, les seconds ont fait (voire surfait) la réputation des premiers, la popularité se mesurant au nombre de commentaires ; cela indépendamment de la qualité des écrits des plus populaires : Eric ou le Capitaine, pour ne citer qu’eux, sont soient bien informés, soit des penseurs et des auteurs de talents (je trouve).

Or, quand on ouvre une porte et qu’on dit que la bière est gratos, forcément on va se retrouver avec tout et n’importe quoi à sa table. Et c’est ce qui se passe avec les commentaires.

On pensera évidemment au spam, mais heureusement des algorithmes permettent d’en éradiquer une bonne partie. Mais quid des insultes, insinuations, accusations, des pensées nauséabondes et des esprits étriquées : nulle formule de math pour les identifier et les bannir.

C’est bien ce qui a fatigué Vinvin, et je le laisse s’exprimer à ce sujet dans la faradole des abrutis.

Véritable marronier de la blogosphère, on s’interrogera alors sur l’utilité des commentaires : Un commentaire de trop, par Karl Dubost